By Auteur Associé Par Claudine Paillard, secrétaire générale adjointe de l’Anccas, directrice solidarité santé de Rennes
Deux parutions récentes méritent attention : le rapport annuel du Secours Catholique, et le dossier du journal «  Le Monde » sur le «  cancer » de l’assistanat. Le premier souligne la banalisation de la pauvreté et les signes négatifs vis-à-vis des pauvres : le revenu de solidarité active (RSA) est la seule allocation à ne pas avoir été revalorisée, «  manière de dire que les pauvres sauf s’ils sont vieux ou handicapés n’ont qu’à travailler ». Le second relève que «  71 % des Français estiment que la lutte contre l’assistanat est une priorité », preuve s’il en fallait que les réquisitoires visant les pauvres comme personnellement responsables de leur situation se diffusent dans la société.
Pourtant, nombre d’acteurs sociaux de proximité luttent quotidiennement contre cette stigmatisation. Ils œuvrent pour diminuer le non-recours. Ils travaillent pour favoriser la cohésion sociale. Des actions managériales sont impulsées pour qu’à tous les niveaux les publics en difficulté soient accueillis sans jugement, avec respect. Mais ces approches sont contrecarrées par la force des discours dominants. Ils se trouvent ainsi au cœur de paradoxes inextricables.
Que cherche-t-on vraiment à travers cette stigmatisation sans cesse renouvelée ? Justifier une future diminution des crédits RSA dont le système Lire la suite

Via: Et si on cessait de blâmer les pauvres

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